Il y avait quand même un joli coup à faire. Après avoir bénéficié du forfait du Nikolay Davydenko, Jo-Wilfried Tsonga avait la possibilité de se qualifier pour les demi-finales du tournoi de Dubaï, où il aurait pu retrouver Philipp Kohlschreiber dans une partie de tableau désertée par Juan Martin Del Potro. Sur le papier, ça sonnait bien. Mais sur le terrain, le Manceau s’est heurté à un mur, en la personne de Tomas Berdych, vainqueur en deux sets (6-4, 6-3) jeudi après-midi.
A vrai dire, on s’attendait un peu à ce résultat. Pas forcément parce que Berdych menait 4-2 dans leurs confrontations avant ce match. Mais plutôt parce que les deux joueurs n’évoluent pas vraiment au même niveau depuis le début de la saison. Le Tchèque est allé jusqu’en demi-finale de l’Open d’Australie, et reste sur une belle victoire à Rotterdam où il a découpé successivement Jerzy Janowicz, Ernests Gulbis et Marin Cilic. Tsonga, lui, s’il vient d’atteindre la finale à Marseille, n’a pas battu de joueur mieux classé que Gilles Simon (19e à Melbourne). Et il s’est incliné récemment contre Cilic et Gulbis. Bel indicateur…
4-24 contre les Top 10...
Et le match, alors ? Tsonga pourra regretter de n’être entré dans la partie que dans le deuxième set, après un premier acte ronronnant, bouclé en 28 minutes par Berdych sans que "Jo" n’ait eu le temps d’aller une seule fois au filet. Malgré une qualité de revers et de retour douteuse, le Manceau est parvenu à se procurer quelques opportunités sur les mises en jeu du Tchèque (à 2-2 et 3-3), qui a pourtant remporté 97% de ses jeux de service depuis le début de saison, un record en la matière sur le circuit.
Problème, Berdych est aussi le joueur qui sauve le plus de balles de break (85% en 2014), et ce jeudi il a fait 5/5. Autant grâce à sa solidité, qui lui permet de rallier le dernier carré, que grâce aux ratés du Français, pour qui il y a décidément beaucoup de statistiques qui font mal. Depuis sa finale au Masters en 2011, Tsonga affiche un bilan de 4 victoires pour 24 défaites face à ses petits camarades du Top 10. Ce qui n’a rien de très encourageant, avant Indian Wells et Miami…